Haltérophilie, Puissance et Rugby – Partie 2/4

PARTIE 2 : LE RUGBY

Qu’il soit joué à VII, à IX, à XIII, ou à XV, le rugby est un sport où prédomine la puissance. Bien qu’il soit pratiqué sur un fond aérobie dans ses deux formes les plus conventionnelles – les matches durent 80 minutes dès la catégorie junior en Rugby à XIII et Rugby à XV, et comprennent respectivement 55 et 36 minutes de temps de jeu effectif en moyenne au niveau international – les actions déterminantes de ce sport sollicitent la filière anaérobie alactique de par leur brièveté et leur haute intensité. Forcevitesse mais aussi coordination et souplesse sont les qualités physiques requises pour performer dans ce sport.

Rémi Casty (Dragons Catalans)

I – Analyse de l’activité : les actions déterminantes

Une analyse de l’activité nous permet d’énumérer les actions principales effectuées par le joueur de rugby au cours d’un match, en gras les actions que nous considérons comme déterminantes :

– Le placage

– La poussée (en mêlée ou à l’impact)

– Le lift (seulement en Rugby à XV)

– Le saut

– Le sprint

– Le changement de direction

– La lutte

– La marche

– Le footing

– La passe

– Le jeu au pied

NB : La passe et le jeu au pied seront considérés comme des actions à forte dominante technique, la marche et le footing ne seront pas considérés comme des actions déterminantes.

II – Analyse biomécanique des actions déterminantes en rugby

Plusieurs points communs apparaissent entre les actions précédemment citées :

– Elles nécessitent un haut niveau de puissance surtout au niveau des membres inférieurs,

– Elles mettent en jeu la triple extension hanches – genoux – chevilles,

– Elles demandent une ceinture scapulaire forte, soit pour résister aux chocs, soit pour  générer de la puissance elle aussi (son importance dans le sprint et les changements de direction est trop souvent sous-estimée),

– Elles demandent un bon gainage des muscles centraux pour lutter contre la déformation des segments et permettre le transfert des forces,

– Elles font appel à des qualités de coordination entre les membres supérieurs et inférieurs, mais aussi entre les membres supérieurs entre eux, et inférieurs entre eux,

– Elles demandent une bonne élasticité musculaire et des qualités de souplesse.

Sonny Bill Williams (Waikato Chiefs)

Suite à cette analyse, nous pouvons déduire que les chaines musculaires hautement sollicitées par l’activité rugby sont :

– Extenseurs de la hanche : grand fessier, ischio-jambiers (sauf le chef court du biceps fémoral), moyen fessier, grand adducteur

– Extenseurs du genou : quadriceps, tenseur du fascia lata

– Extenseurs de la cheville : triceps sural, péroniers latéraux, jambier postérieur

– Muscles centraux : muscles de l’abdomen, érecteurs du dos, muscles de la ceinture pelvienne

– Muscles de la ceinture scapulaire (principaux) : pectoraux, grand dorsal, deltoïde, trapèze.

Frédéric Marcérou – 04/05/2012.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s