Préparez vous comme un professionnel avec FM Strength

Vous êtes un joueur de Rugby motivé, prêt à vous entraîner dur et intelligemment pour débuter votre pré-saison dans une condition physique optimale ?

Vous souhaitez vous préparer sérieusement pour avoir un temps d’avance sur vos concurrents et vos adversaires lors des tests de pré-saison ?

Vous souhaitez minimiser les risques de blessure qui pourraient gâcher votre saison et vous coûter une place sur la feuille de match ?

Vous souhaitez avoir accès à une préparation physique de haut niveau, comprenant un programme d’entraînement utilisé avec succès par des joueurs de niveau international, des conseils sur la nutrition, l’hygiène de vie, la récupération et la préparation mentale ?

Tout cela à un prix plus que raisonnable ?

Si vous avez répondu par « oui » aux 5 questions précédentes, j’ai le plaisir de vous accueillir dans le programme INTERSAISON FM STRENGTH 2015. 11-01 - Elima Mannering

L’idée de départ

Je reçois régulièrement des demandes d’athlètes motivés par une prise en charge individualisée de leur préparation physique. Malheureusement je dois toujours refuser pour plusieurs raisons, la plus évidente étant que mon poste de préparateur physique en chef des Dragons Catalans – 1/2 finalistes de Super League en 2014 – ne me donne pas assez de temps pour entraîner d’autres athlètes. 

Pour l’intersaison 2015 j’ai donc décidé d’aider tous ces sportifs motivés par l’idée de développer leur potentiel athlétique. C’est pour cela que j’ai mis en place le programme INTERSAISON FM STRENGTH 2015 à l’attention des joueurs de rugby de tous niveaux, tous rugbys confondus. Le programme s’étalera sur 70 jours, il aura pour objectifs principaux le développement de la force, de la puissance et de la force explosive. La condition physique et la composition corporelle seront des objectifs secondaires. 131018pvl5307 Les intérêts du programme

Le programme sera organisé de manière à ce que tout le monde puisse effectuer les séances sans avoir besoin d’un matériel haut de gamme, l’équipement d’une salle de musculation conventionnelle suffira.

Les exercices sélectionnés seront facilement exécutables par toute personne ayant appris et pratiqué la musculation sous la houlette d’un entraîneur diplômé et compétent. Ainsi, pour éviter les erreurs techniques et les blessures, plusieurs familles d’exercices seront volontairement écartées (mouvements olympiques notamment).

Les paramètres des séances seront aisément compréhensibles et les progressions utilisées seront basiques, mais pas moins efficaces.

Les exercices auront tous un lien vers une vidéo YouTube à laquelle vous pourrez vous référer quand vous le souhaitez.

Le déroulement

– Envoyez un mail à fredmarcerou@hotmail.fr ou un message privé au profil Facebook Fred Marcérou Fms contenant votre adresse mail

– Recevez un mail contenant toutes les informations nécessaires

– Validez votre inscription en envoyant le règlement de 70€

– Effectuez vos tests physiques et postez les vidéos sur la page privée du groupe d’entraînement

– Recevez un mail chaque jour entre 12h et 14h contenant la séance à effectuer le lendemain

– Suivez votre progression et celle des autres participants sur la page privée du groupe, échangez vos sensations, encouragements, conseils… J’assurerai votre suivi à cet endroit là

– Postez vos re-tests sur la page du groupe d’entraînement à la fin des 70 jours afin que nous mesurions ensemble votre évolution

En espérant vous compter bientôt dans le groupe d’entraînement,

Entraînez vous bien,

Fred Marcérou.

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Interview pour Sci-Sport.com

Sci-Sport.com, voici une adresse qui devrait obligatoirement figurer dans la liste des favoris de tout bon entraîneur francophone. Cet excellent site est tenu par Pierre Debraux et Aneliya Manolova. Pourquoi me plaît-il ? Parce qu’il mêle habillement recherche scientifique et entraînement sportif, et surtout parce qu’il vulgarise les avancées de la science pour que les entraineurs puissent les mettre en pratique directement sur le terrain.

Je n’ai toujours pas changé d’avis sur l’apport de la science dans le monde du sport, elle nous permet de constament progresser, faire évoluer nos systèmes d’entraînement, démystifier les idées reçues, et permettre aux athlètes d’aller toujours plus loin dans la performance… à condition que l’on sélectionne avec parcimonie l’énorme flux d’informations qui nous est disponible à l’heure actuelle !

C’est donc avec grande fierté que j’ai accepté la proposition d’interview de Pierre, interview que je vous propose de lire en cliquant sur le lien ci-dessous :

Frédéric Marcérou – Préparateur Physique de Haut Niveau

Une interview de Pierre Debraux pour Sci-Sport.com

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sci-sport.com

Fred Marcérou – 23/12/2014

Interview pour XR Performance

XR Performance est un excellent blog québécois de préparation physique déjà mis en lumière dans FM Strength. C’est donc avec plaisir que j’ai répondu favorablement à l’invitation de son propriétaire Xavier Roy pour une interview. Les questions très pertinentes vous permettront de connaître un peu mieux ma personnalité et ma philosophie de l’entraînement. N’ayant rien à cacher et étant pour le partage des informations, les réponses suivent cette logique.

Interview avec Fred Marcérou des Dragons Catalans et de FM Strength

Suivez Xavier sur xrperformance.net

Suivez Xavier sur Twitter : @xrperformance

Fred Marcérou – 09/01/2014

Les interférences entre les entraînements

Aujourd’hui, Maxence Rivière, préparateur physique spécialisé dans le Rugby à XIII, nous propose de résumer l’ensemble des qualités physiques sous deux « bannières » : la Force et l’Endurance, et par la même occasion de nous renseigner sur les interférences qui peuvent avoir lieu lors d’un entraînement « simultané » de ces deux qualités physiques.

Les Interférences Entre Les Entraînements

par Maxence Rivière

Partie incontournable de l’entraînement sportif, la préparation physique a pour but principal de développer les qualités physiques des athlètes à partir d’un travail sur les différentes filières énergétiques. Suivant la discipline pratiquée, certaines qualités physiques prédominent sur d’autres, mais dans la grande majorité des cas on va chercher à développer la force et l’endurance.

La littérature scientifique nous montre par exemple qu’un travail de musculation pour des fondeurs améliore l’économie de course et le rendement musculaire. On voit donc que même dans des sports où l’endurance est prédominante, le développement de la force par un travail de musculation devient un vecteur de performance. Dans le même registre, l’exemple des sports collectifs où les actions explosives sont déterminantes, nous montre qu’il faut être fort et rapide et qu’il est nécessaire de conserver ces qualités tout au long d’un match. De fait, l’endurance devient aussi un vecteur de performance.

Si l’on résume l’ensemble des qualités physiques sous deux termes, la force et l’endurance, on voit donc que ces deux qualités physiques s’entremêlent et que dans n’importe quel sport, il devient important de les développer simultanément.

La force et l’endurance sont deux types d’efforts antagonistes : La force se développe avec des efforts courts et intenses afin de générer des adaptations nerveuses et musculaires. L’endurance se développe à partir d’efforts longs à intensité sous-maximale, ayant pour but la création d’adaptations cardiovasculaires et respiratoires.

Plusieurs études nous montrent des interférences au niveau du travail des ces qualités. En effet, le travail d’endurance altèrerait la puissance musculaire (Henessy, 1994), et l’explosivité (Dudley, 1985).

Pourquoi le travail d’une de ces qualités altère les résultats de l’autre ?

  • Entrainement de la force :

L’entraînement en musculation va jouer un rôle sur nos cellules musculaires. A l’intérieur de celles-ci se trouvent des ribosomes (composés protéiques) qui ont pour fonction de synthétiser les protéines.

L’entraînement va induire une action sur mTOR, une enzyme jouant un rôle dans le développement cellulaire et la synthèse protéique. De fait, l’entrainement de la force va stimuler notre synthèse protéique, celle-ci étant responsable du développement musculaire. Cette synthèse protéique, qui peut être aussi stimulée par la prise d’acides aminés, va avoir un effet sur P7056kinase, une protéine responsable de la prise de masse musculaire et du développement de la force. Ainsi, l’entrainement de la force en musculation, par le biais d’actions diverses des protéines et des enzymes, va stimuler notre synthèse protéique qui va activer notre prise de masse.

  • Entrainement de l’endurance :

L’entrainement de l’endurance a un rôle sur notre système cardiovasculaire et respiratoire. Au niveau de nos cellules, il augmente la fonction mitochondriale. Ces entraînements vont stimuler la biogenèse mitochondriale par l’intermédiaire d’une protéine, PGC1α.

Au cours de l’effort physique, la dégradation de l’ATP va provoquer la création d’une autre enzyme, l’AMPK (adénosine mono phosphate kinase). Cette enzyme est activée si l’intensité des exercices est suffisamment élevée (75%de VO2max). L’entraînement en endurance va donc activer l’enzyme AMPK lors d’un exercice à intensité supérieure à 75% de VO2max, qui va à son tour stimuler la protéine PGC1α qui va, elle, participer à la création de fibres « lentes » de type I (augmentation de la myoglobine). Cette protéine va activer la biogenèse mitochondriale, qui va induire un meilleur transport de l’ATP. Cela se traduit par des progrès au niveau de notre endurance.

  • Relations entre les deux qualités :

Les séances de musculation et les séances d’endurance, quelles qu’elles soient, vont avoir un effet stimulant sur leur structure ; la musculation sur le ribosome et le travail d’endurance sur la mitochondrie.

Cependant, on peut identifier un problème lors du travail de ces deux qualités. En effet, la stimulation d’AMPK (enzyme de l’endurance) fait baisser la stimulation de la protéine P7056kinase. En d’autres termes, AMPK inhibe mTOR (enzyme de la force). On remarque donc qu’il y a des interférences entre le travail d’endurance et le travail de force en ce sens que le travail de l’endurance va diminuer voire inhiber les effets du travail de force.

Nous sommes donc confrontés aux problèmes de savoir comment développer ces deux qualités simultanément, et comment organiser nos séances d’entraînement dans la journée ou dans la semaine pour avoir un effet optimal, sachant que le travail technico-tactique peut, suivant le contexte, s’apparenter à un travail d’endurance.

Les recherches nous montrent que le niveau d’activation d’AMPK revient à un état basal 3 heures après l’entraînement. Cette donnée va pouvoir orienter nos réflexions par rapport à la mise en place de l’organisation de nos séances.

Stratégies d’organisation des entraînements

Au niveau de la programmation de nos journées, on peut donc avoir plusieurs solutions :

1/ Programmer les séances de musculation ou d’endurance sans que les deux ne soient présentes dans la même journée d’entraînement. Cette solution peut poser problème dans certains contextes car elle demande d’avoir beaucoup de temps disponible.

2/ Attendre au moins 3 heures entre la séance d’endurance et la séance de musculation pour qu’AMPK revienne à un état basal afin qu’elle n’inhibe pas la stimulation de mTOR. Dans l’autre sens il faut aussi attendre au moins 3 heures, car l’addition des deux exercices va stimuler AMPK pendant la synthèse protéique et donc minimiser l’effet de cette dernière.

3/ Moduler les séances de terrain pour qu’elles ne présentent pas une intensité trop élevée dans le but de ne pas stimuler AMPK.

4/ Adopter des méthodes d’entraînement permettant une certaine association du travail de ces deux qualités physiques. En effet, on remarque que lors d’un travail d’endurance type « Giballa, course à haute intensité », la stimulation d’AMPK ne se fait que lors du 4ème exercice. De fait, on peut moduler nos blocs de travail afin d’avoir un effet optimal de notre entrainement.

La combinaison de ces deux qualités physiques est problématique en vue de l’optimisation de la performance. Cependant, on voit qu’il existe des moyens de combiner les deux afin de développer ces deux qualités dans le but d’augmenter au mieux les performances.

« Il ne suffit plus de s’entraîner dur, il faut s’entraîner intelligemment »

Maxence Rivière pour FM Strength – 26/12/2102

Bibliographie

Francaux M.- Colloque 2010, Université de Louvain

Deldique L.- Colloque 2010, Université de Louvain

Henessy, Liam C. ; Watson, Anthony W.S.- The interference effects of training for strength and endurance simultaneously. The Journal of Strength and Conditioning Research, 1994

Dudley G.A., Djamil R.- Incompatibility of endurance- and strength-training modes of exercise. Journal of Applied Physiology, 1985

Poliquin C.- http://www.charlespoliquin.com

Thompson and al – Journal of Applied Physiology, 2008

Gibala and al-  Journal of Applied Physiology, 2009

En savoir plus sur l’auteur :

Maxence est un préparateur physique diplômé de l’UFR STAPS de Toulouse (Master Entraînement Sportif) et de la Fédération Française de Rugby à XIII (B.E.E.S.). Il est actuellement préparateur physique du Pôle France de Rugby à XIII à Toulouse (CREPS Lespinet) et de l’équipe du R.C. Lescure-Arthès (Elite 1 de Rugby à XIII), après avoir travaillé pour le centre de formation du Toulouse Olympique XIII et effectué son stage de fin d’études chez les Dragons Catalans (Super League) sous la houlette de Trent Robinson et Keegan Smith.

Max

Identifier les qualités physiques d’un joueur de Rugby

L’article du mois d’août met une nouvelle fois en lumière le blog KeeganSH.com.

L’auteur de l’article nous donne son point de vue sur les tests qui permettent d’évaluer rapidement les qualités physiques d’un jeune joueur de Rugby. Ces tests, réalisables dès la première séance, sont les suivants :

– Poids de corps (Body weight)

– Composition corporelle (Body composition)

– Taille (Height)

– Détente verticale (Vertical jump)

– Technique et performance en Squat

Même si beaucoup d’autres facteurs rentrent en jeu, il est ainsi possible d’évaluer les chances d’accession au plus haut niveau en situant le joueur par rapport à des standards athlétiques.

L’article en entier :

Identifying physical capacity for rugby

Fred Marcérou – 16/08/2012.

Ma bibliothèque…

Partie 1 – Entrainement / Préparation physique

ARSENEAULT (K.).- Le recueil des techniques d’entraînement. Edité par l’auteur, 2014.

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COMETTI (G.), COMETTI (D.).- La pliométrie, méthodes, entraînements et exercices. Chiron, 2007.

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E-books

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WENDLER (J.).- 5/3/1. 2009.

WENDLER (J.), FITZGERALD (B.).- 5/3/1 for Football. 2010.

Partie 2 – Anatomie / Biomécanique

DELAVIER (F.).- Guide des mouvements de musculation, 5e édition. Vigot, 2009.

EVANS (N.).- Bodybuilding, Anatomie et mouvements. Vigot, 2007.

Partie 3 – Nutrition

DELAVIER (F.), GUNDILL (M.).- Compléments alimentaires pour sportifs. Vigot, 2007.

KLEINER (S.), GREENWOOD-ROBINSON (M.).- Alimentation musclée. Vigot, 1999.

LEE (J.R.), HOULBERT (A.).- Equilibre hormonal pour les hommes. Sully, 2004.

LIFE EXTENSION – Disease Prevention and Treatment (expanded 4th edition), Scientific protocols that integrate mainstream and alternative médicine. Life extension media, 2003.

RAIMONDI (R.).- La nutrition du footballeur de haut niveau. ARMSN MHSC.

RICHARDS (P.).- Ultimate Fat Loss Book, 10 habits for maximum fat loss. 2013.

SISSON (M.).- Le modèle Paléo (The Primal Blueprint). Thiery Souccar Editions, 2012.

VENESSON (J.).- Nutrition de la Force. Thiery Souccar Editions, 2011. 

Partie 4 – Biographies de sportifs

FERGUSON (A.).- My autobiography. 2013.

NADAL (R.), CARLIN (J.).- Rafa. JC Lattès, 2012.

POULAIN (R.).- Quand j’étais Superman. Robert Laffont, 2011.

WILKINSON (J.).- Mémoires d’un perfectionniste. JC Lattès, 2012.

Partie 5 – Psychologie

BUZAN (T.).- Use both sides of your brain

CARNEGIE (D.).- How to win friends and influence people

HUGUES (D.).- How to change absolutely anything. Pearson, 2012.

"Speed" by  Smith et DeFranco

Haltérophilie, Puissance et Rugby – Partie 4/4

PARTIE 4 : PRATIQUE AMENAGEE


Outre l’exécution conventionnelle des mouvements olympiques, les haltérophiles intègrent dans leurs entrainements des exercices appelés « semi-techniques » qui se différencient des premiers, soit par une position de départ particulière, soit par une position d’arrivée particulière, soit par l’utilisation de matériel spécifique pour les exécuter. Ils permettent à l’haltérophile de mettre l’accent sur une ou des phases bien précises du mouvement, d’effectuer un renforcement musculaire spécifique ou de travailler plus particulièrement une qualité physique.

La sélection des exercices prend ici toute son importance dans la programmation des séances, si l’entraineur ou le préparateur physique maitrise les différents exercices et leur but, il pourra les utiliser à bon escient et au bon moment dans la préparation de l’athlète afin de développer les qualités souhaitées.

I – Les mouvements debout

Ce qui diffère : en théorie la réception se fait sans flexion. On tolère et constate souvent une réception en ¼ de squat (pas de fémur sous la parallèle au sol).

Objectifs :

– Coordination « membres inférieurs – membres supérieurs »

– Travail d’extension (amplitude et vitesse)

– Travail de vitesse du dos et des bras

Quand les utiliser : En phase d’apprentissage ou d’initiation, en recherche de performance quand la technique de la chute n’est pas encore maitrisée.

Les athlètes utilisent les mouvements debout sans le savoir dès l’apprentissage, souvent à cause d’un manque de repères, de coordination et/ou de souplesse. Ce type de mouvement est souvent utilisé par les préparateurs physiques qui doivent donner des résultats à leurs athlètes sur le court terme. Bien sûr, ces mouvements ne doivent jamais remplacer un apprentissage complet du mouvement sur le long terme.

Vidéo d’un arraché debout : Fred Marcérou – Arraché debout – 75kg

II – Les mouvements en puissance

Ce qui diffère : il n’y a pas de saut ni de déplacement des pieds pendant l’exécution du mouvement. Les pieds sont dès le départ en position de réception. La réception peut se faire en légère flexion ou flexion complète.

Objectifs :

– Travail de la liaison « fin d’extension – début de chute »

– Travail de la coordination « contraction – relâchement »

– Travail d’équilibre « corps – barre »

– Travail de trajectoire de barre

Quand les utiliser : dans un cycle où la technique est privilégiée ou si l’on constate un manque de coordination entre la fin de l’extension et le passage sous la barre.

Ce type de mouvement est à utiliser plutôt chez des athlètes de niveau intermédiaire ou confirmé afin d’améliorer une des phases critiques de la technique d’exécution et de leur permettre de franchir un cap.

III – Les mouvements en force

Ce qui diffère : il n’y a pas de saut ni de flexion, la finition se fait sur la pointe des pieds avec le corps tendu.

Objectifs :

– Vitesse, équilibre, gainage

– Travail de renforcement musculaire de la ceinture scapulaire et des membres supérieurs

– Travail d’extension et de propulsion maximales

– Travail de trajectoire de barre

Quand les utiliser : seuls dans une séance de renforcement musculaire ou après avoir travaillé les mouvements olympiques techniques. Il est intéressant de placer ce type d’exercice dans un cycle de puissance-vitesse.

En général un athlète ressent bien l’importance de la propulsion lorsqu’il effectue un mouvement en force. En effet si la vitesse n’est pas au rendez-vous, il est impossible de réussir ce type d’exercice avec une charge décente.

IV – Les passages et chutes

Ce qui diffère : la position de départ se fait barre sur la nuque pour l’arraché et peut se faire barre sur la nuque ou les clavicules pour le jeté. On cherche à travailler le passage sous la barre et sa réception.

Objectifs :

– Conscience du point d’appui que constitue la barre

– Travail de vitesse du groupé du corps

– Travail de vitesse de passage sous la barre

– Travail de réception en flexion

Quand les utiliser : en initiation, quand un athlète est réfractaire à l’idée de passer sous la barre ou qu’il a développé de mauvais schémas à cause d’une utilisation abusive des mouvements debout.

Ils sont en général très peu utilisés par les préparateurs physiques car ils n’ont pas d’incidence directe sur la performance sportive.

V – Les positions de départ

Les exercices précédemment cités peuvent être exécutés à partir du sol, d’un madrier, des supports ou en suspension.

  • Les mouvements en suspension :

La position de départ peut se faire à 1cm du sol (suspension basse), sous les rotules, au dessus des rotules ou à mi-cuisses. Il est intéressant pour un athlète de travailler à partir d’une angulation critique vis-à-vis de sa discipline.

Exemples en rugby : il serait intéressant qu’un joueur de première ligne démarre ce mouvement en isométrie à partir du degré de flexion qu’il adopte dans une mêlée. Un ailier ou arrière pourrait travailler à partir d’une contraction plyométrique (contre-mouvement) comme lorsqu’il saute pour réceptionner une balle haute.

Objectifs :

– Travail de placement à partir d’une tension musculaire préalable (pré-fatigue)

– Travail d’équilibre et de gainage

– Travail du dos (vitesse, puissance ou force en fonction de la charge)

– Possibilité de travailler à partir d’une contraction isométrique ou plyométrique

– Possibilité de travailler à partir d’un signal visuel ou sonore pour travailler la vitesse de réaction

Le fait que l’amplitude du mouvement soit réduite implique que l’athlète devra exprimer une plus grande force explosive pour imprimer de la vitesse à la barre et passer dessous. Ce type d’exercice convient très bien dans un cycle de force explosive, puissance-force, puissance-vitesse ou vitesse.

  • Les mouvements des supports :

La barre repose au départ sur des supports, sa hauteur varie généralement entre le dessus du genou et le haut de la cuisse, elle est réglable en fonction de l’objectif et des angulations critiques retrouvées dans la discipline de prédilection.

La faible amplitude du mouvement demande comme pour la suspension une grande force explosive à la chaine postérieure du fait que les hanches soient déjà relativement bien ouvertes. Mais contrairement à la suspension il n’y a pas de tension musculaire préalable, donc pas de pré-fatigue, l’athlète peut ainsi exprimer une plus grande force explosive.

En rapprochant la barre du centre de puissance qui se situe dans la région du pubis, la position de départ ressemble à celle que l’on retrouve dans les démarrages, les sauts, les placages, les mêlées et les lifts dans le rugby. Ces mouvements occasionnent moins de fatigue musculaire, c’est pourquoi je les trouve très intéressants à pratiquer régulièrement pendant la saison, quel que soit l’objectif du cycle. Ils sont de bons activateurs du système nerveux central.

De plus, j’ai pu constater qu’ils permettent aux athlètes débutants ou intermédiaires l’utilisation de charges lourdes assez rapidement en toute sécurité du fait qu’ils soient moins difficiles à exécuter techniquement et qu’ils limitent les problèmes de souplesse. L’utilisation de charges lourdes peut avoir un effet positif sur le mental et l’égo de l’athlète.

Mais comme pour les mouvements debout, ils ne peuvent remplacer les mouvements techniques sur le long terme.

Vidéo d’un de mes athlètes : Brock Davies – Power clean from blocks – 135kg

VI – Les exercices combinés

Ce sont plusieurs mouvements techniques et/ou semi-techniques enchainés dans la même série. Exemple : 1 arraché debout + 1 arraché suspension sous genoux + 2 flexions d’arraché.

On peut utiliser ces exercices pour mettre l’accent sur une phase, corriger un défaut, ou pour entrainer une ou plusieurs qualités musculaires : force explosive (lourd-léger), endurance de force, enchainement d’un travail de vitesse avec un travail de puissance, travail cardio-vasculaire (!!!)… Les combinaisons étant infinies, l’entraineur peut laisser libre cours à son imagination.

VII – Les exercices dérivés

Les exercices dérivés des mouvements olympiques font partie de trois familles :

– Les flexions (squat nuque, squat clavicules, flexion d’arraché…)

– Les tirages (tirage lourd, tirage haut…)

– Les développés (développé couché, développé, développé nuque…)

Ce sont des mouvements poly-articulaires à charge libre utilisés dans les programmes de préparation physique habituels, ils ont l’avantage de travailler plusieurs groupes musculaires à la fois et de pouvoir s’adapter à n’importe quel protocole d’entrainement (renforcement musculaire, force maximale, endurance de force, puissance…).

En préparation physique, les exercices à charge libre devraient occuper au moins 80% des programmes.

Frédéric Marcérou – 04/05/2012.

BIBLIOGRAPHIE

BOMPA (T.).- Périodisation de l’entrainement. Programme pour 35 sports. Paris : Vigot, 2003.

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POLIQUIN (C.).- Rediscover the jerk. 01/03/2012. www.charlespoliquin.com

POLIQUIN (C.).- Hang Clean vs. Power Clean. 10/04/2012. www.charlespoliquin.com

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Blog « HALTEROPHILIE-MUSCULATION ».- Les qualités physiques développées par la pratique de l’haltérophilie. 24/04/2011. http://halterophilie-musculation.over-blog.com